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Communiqué - 20/11/2020 - HYALURO PEN

Frédéric Lefret Président de la FFEEP

Chers adhérents ,

Nous sommes alertés par les ARS de différentes régions et par certaines esthéticiennes de la pratique de « l’injection sans aiguille » dite de HYALURONPEN.

Nous sommes obligés de prendre une position très claire sur le sujet .Nous ne pouvons que désapprouver hautement l’usage de ce dispositif qui provoque une effraction cutanée et qui par là même est totalement interdit aux esthéticiennes

Dans les temps difficiles que nous traversons , nous pensons qu’il est irresponsable de s’adonner à de telles pratiques . Nous entachons gravement l’image de notre métier .

A l’heure où nous vous défendons pour la réouverture de nos centres de soins de beauté et de bien-être, nous sommes effondrés de rencontrer ce type de problème qui jette le discrédit sur le professionnalisme des esthéticiennes.

Nous vous demandons donc de bien utiliser uniquement des appareils esthétique de beauté et de bien-être et de ne réaliser que des pratiques autorisées

Nous comptons sur vous.

Bien cordialement ,

Communiqué du 20/11/2020

Depuis quelques mois, la technique du HYALURON PEN semble se répandre dans certaines régions de France. Nous recevons des messages de plusieurs instituts qui souhaitent savoir si l’utilisation de cet appareil est ou non autorisée aux esthéticien(ne)s.

Notre rôle de Confédération et de Syndicat patronal représentatif nous oblige aujourd’hui à prendre position afin d’éviter des dérives que nous ne souhaitons pas.

Le HYALURON PEN est un stylo dermique, équipé d'un ressort à piston qui libère une dose précise d’Acide Hyaluronique sous la peau. L’Acide Hyaluronique serait propulsé par air comprimé avec une vitesse de 800 km/h, ce qui provoque, sur la surface cutanée, un trou « microscopique » (deux fois plus petit que le diamètre d'une aiguille pour injection) au travers duquel le produit pénètre.

MESSAGE DE LA FFEEP

Dans le cadre d’évolution du contexte de l’épidémie de COVID-19, le ministère du Travail précise les règles applicables aux CFA et aux organismes de formation.

Tous les CFA et les organismes de formation suspendent l’accueil en formation, et ce jusqu’à nouvel ordre. Ce principe s’applique à l’ensemble des personnes en formation quel que soit leur statut. Les organismes de formation et les CFA sont invités à poursuivre l’activité, à travers des modalités de formation à distance.

Pour les CFA, les règles suivantes s’appliquent :

  • Le « coût contrat » est maintenu et sera payé par les OPCO. Les CFA ne pourront donc pas avoir accès à l’activité partielle, sauf décision de fermeture par la préfecture.Les jeunes en formation devront rejoindre leur entreprise. Si celle-ci est en activité partielle, ils en bénéficieront au même titre que les salariés ; leur rémunération sera maintenue.

Les salariés en contrat de professionnalisation bénéficieront des mêmes mesures, y compris sur la modalité de financement et de prise en charge par les OPCO.

Les organismes de formation ne pourront donc pas avoir accès à l’activité partielle au titre de cette activité de formation en alternance.

Pour les organismes de formation, le principe est de privilégier le maintien de l’activité lorsque les formations peuvent se poursuivre par un enseignement à distance et donc le maintien du financement de la prestation par leur financeur.

  • Les règles de contrôle vont  évoluer de fait  pour permettre l’organisation de la formation à distance avec des modes de preuve facilitées et allégées ; les preuves pourront être apportées par tout moyen.
  • En cas de besoin, les décalages éventuels des sessions seront rendus possibles.
  • En cas d’impossibilité de maintenir temporairement l’activité, les règles d’activité partielle s’appliquent aux salariés du centre ou de l’organisme de formation concerné
  • Dans tous les cas, les bénéficiaires demandeurs d’emploi en cours de formation voient leur rémunération de stagiaire de la formation professionnelle garantie pendant la période de suspension, jusqu’à la fin de la formation.

Pour accompagner les CFA et les organismes de formation à recourir à la formation à distance, le ministère du Travail mettra prochainement à disposition des centres de formation, de leurs stagiaires ou apprentis, des outils et des contenus numériques.

La FFEEP est à votre écoute et se tient à votre disposition.

Frédéric Lefret

Président

Le Mot du Président

« Beauté et bien-être, l’Ubérisation c’est déjà aujourd’hui... Pour nos écoles c’est un challenge et un défi à relever!! »

L’industrie et les services dans le marché de la beauté et du bien-être poursuivent leur mue à grand pas.

Les produits se sont transformés en objectifs par rapport à chaque typologie de clients.

La digitalisation et les évolutions technologiques permettent aujourd’hui de faire du sur mesure.

Les prestations beauté et bien-être deviennent connectées, nomades, individualisées, en ligne et en mutation constante.

Les réglementations concernant l’exercice professionnel de la profession d’esthéticienne sont en train d’évoluer.

L’ubérisation permet aujourd’hui à un particulier de mettre en partage une lampe flash ou un appareil pour réaliser des produits cosmétiques, de particuliers à particuliers , moyennant des frais de partage.

Le secteur connaît la montée en flèche des « trip advisor » de la beauté et du bien- être que ce soient des sites, des youtubeuses ou des apps dédiés.

Chacun peut décider de la vie ou de la mort d’un produit ou d’un institut par ses remarques et avis

Que l’on approuve cette évolution ou qu’on la rejette, c’est une évolution que l’on arrêtera pas. C’est pourquoi, nos professions doivent tirer parti des aspects positifs et mettre en exergue la qualité de nos services de soins de beauté et de bien-être et valoriser la compétence de nos esthéticiennes.

Nos fournisseurs devront aussi mettre en avant la qualité de leurs produits.

Les instituts et spas vont à partir de fin 2016 assurer une qualité de prestations par le biais d’une certification NF SERVICES que la CNEP met en place avec AFNOR Certification

C’est tout un secteur qui doit aujourd’hui prendre de face cette ubérisation au risque sinon de laisser certains offrir des prestations de mauvaise qualité dégradant l’image de la profession.

Les écoles et centres de formation auront à promouvoir la qualité de leur pédagogie qui fera leur réputation, en transférant à leurs étudiants les compétences nécessaires à l’exercice professionnel, dans ce marché en pleine évolution.

Former et insérer des étudiants de tous niveaux dans un secteur professionnel comme le nôtre est une mission majeure et stratégique.

Toutes nos écoles partagent cette vocation pour pérenniser l’activité du secteur de l’esthétique et de la parfumerie.

Secteur en profonde mutation, la formation initiale et continue doit chaque jour s’adapter à de nouvelles contraintes.